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Kokoro no Kotoba
My Himitsu Diary
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2nd-May-2013 01:23 am - Before going to sleep...
miss_you

Bouarf.

J'avais dis que j'écrirai plus ici. Mais j'avais envie de papoter toute seule.
Mais comme je suis trop bourrée pour me créer un nouveau blog tout beau, tout propre, me voici.

Pour le moment j'écrivais dans un carnet. Hier encore je me plaignais dans ce carnet.

Ce soir je rentre plus bourrée qu'hier et je me sens encore plus minable. Je viens de passer la soirée avec des amis - super sympa au demeurant -... Mais.... mais... qui me font ressentir que mon vécu est comme inexistant. Me font ressentir mon inutilité et mon manque d'empathie ou de compréhension... j'en sais rien.
Ca me fait mal de ne pas pouvoir être autant à l'écoute et à l'aide des autres. Mais j'y peux rien. Je suis jeune (enfin je l'espère) et complètement inexpérimentée dans ma relation à autrui.

Bref... Je suis larguée, paumée, tout ce que vous voulez et j'ai envie de crever. Facile à dire. Facile à écrire. Est-ce que je le pense vraiment ? Me fais-je mousser histoire de me créer un auto-suspense rien que pour moi ?
Je sais pas. Je suis juste une conne, une moins que rien, c'est tout. Je passe mon temps à me plaindre à moi-même, à d'autres si je suis bourrée, le tout sans jamais agir pour améliorer la situation. Bravo à moi-même. De toute façon je vais crever comme tout le monde, que ce soit demain ou dans 50 ans c'est la même, le monde continuera de pourrir à cause de cons et moi je finirai malheureuse comme la plupart des gens et encore... Il y a 10 000 fois plus malheureux que moi. De quoi je me plains ? Si seulement j'étais la plus misérable et malheureuse personne en ce monde j'aurai légitimité à me plaindre, mais sérieusement je n'ai pas lieu. Je vis seule avec mon chat en faisant un métier de merde mais qui au moins me paye mon loyer. Que demander de plus ? La vie m'a gâtée, non ? Alors pourquoi je me sens aussi vide ? Pourquoi je sens la faucheuse si prêt de moi chaque jour ?
Les gens mauvais méritent de souffrir non ? Suis-je mauvaise ?

Surement. Comme tout le monde je porte la croix de mes ancêtres. Et à chaque génération celle-ci se fait de plus en plus lourde. Je pense que je vais faire partie de ce lot qui va abandonner le fardeau de la vie. Je ne suis attachée à rien. Je m'en suis rendue compte ce weekend à mon "non-anniversaire". Personne n'a fait aucun effort, moi la première.
Je disparaîtrais, le monde serait le même, les gens continueraient leur vie. Et c'est tant mieux. Moi je ne pourrais pas. Je ne peux pas. Je ne peux continuer à vire sur des cadavres. C'est la vie... Je sais mais je me sens coupable de respirer chaque jour. Une autre personne meilleure que moi aurait mieux su employer cette vie fade et vide. Malheureusement cette pulsion de vie qu'on m'a conféré va me pousser à me lever demain matin pour aller me faire chier à mon boulot afin de produire de la merde.

Quel monde injuste pour toutes ces vies prématurément arrêtées qui auraient pu faire mieux que moi. Si jamais une de ces personnes voulaient revenir, qu'elle prenne donc mon corps afin que je disparaisse, j'en serai bien heureuse.

Bonne nuit... Et bonne crise de panique pour moi cette nuit...

12th-Sep-2012 09:54 am - Conclusion
miss_you
Pour conclure ce blog, parce que je ne pouvais pas le laisser comme ça.

Je dois dire que maintenant que j'ai la tête plus reposée ce n'est pas plus mal qu'elle sache tout. J'ai affronté en tremblant ma timidité maladive... Je ne sais pas si elle est venue ici au final.
Mais désormais si elle le veut on pourra construire une amitié bien plus saine et franche. Enfin c'est ce que j'espère. Oublions le passé.

J'ai déjà commencé les grands travaux dans mon âme. Je suis en train de tout cleaner, vider et jeter tous les sentiments qui pourrissaient à l'intérieur rendant les parois de cette pièce gluantes et poisseuses. Je gratte et nettoie dans tous les coins pour rendre cette pièce aussi blanche et propre que possible.

Je vais même repeindre ces murs si noir en blanc. Je veux tout recommencer sur une base fraîche pour bâtir une amitié neuve.

Enfin si elle le veut.

Je prendrai le temps d'attendre dans ma pièce toute neuve et vide.
Même si elle ne veut plus entendre parler de moi ce n'est pas grave, cette nouvelle pièce va me permettre d'aller de l'avant, de grandir enfin.

Je sais que tout cela est né d'un problème autre mais que je n'ai jamais pu identifier. Je vais donc comme dans tous les grands travaux employer de la main d'oeuvre pour tout reconstruire. Je vais prendre rendez-vous avec un psy, pas pour parler de ce que j'ai pu ressentir pour elle.
Mais pour avoir des fondations solides dans cette pièce qui n'était que chaos et destruction. Et l'espoir remplacera le désespoir.

Je vais grandir avec ou sans elle. Je préfèrerai conserver son amitié. Mais si elle ne le veut pas je ne la forcerai pas.
Elle viendra quand elle voudra. Et si elle veut m'aider dans la rénovation elle est la bienvenue.

Voici donc le point final de ce blog noyé dans les larmes. Je tire un trait dessus et aujourd'hui le soleil et l'espoir brilleront dans mon coeur.

Lève toi et marche, va te l'autre côté de l'arc-en-ciel.
11th-Sep-2012 09:35 pm - ...
lost
L'adieu n'est pas pour tout de suite...

J'angoisse. Si ça se trouve elle savait déjà tout ça et tout ce qu'elle voulait c'était un prétexte pour que je ne l'importune plus ?
Ai-je été envahissante ?

J'ai pourtant tout fait pour ne pas l'être... pour ne pas l'importuner avec mes sentiments et pour ne pas trop souffrir en sa présence.
Si elle voyait comment je la regarde lorsqu'elle a le dos tourné... Elle si magnifique... si rayonnante avec pourtant cette part d'ombre qui me fend le coeur... Cette part d'ombre que j'aurai aimé connaître et soigner si je le pouvais.

De toute manière qui pourrait aimer une personne aussi laide et insignifiante physiquement et mentalement... Comment aimer une personne aussi détestable que moi...

A coup sûr... elle aura peur... elle ressentira du dégoût comme j'en ai actuellement pour moi-même.

Je devrai peut-être totu supprimer ici avant qu'elle ne lise tout ce que mon coeur a vomit durant ces années.

Je crois que je ne vais pas trouver le sommeil cette nuit encore.

EDIT : Je viens de relire le mail, c'est tellement mal exprimé... J'ai l'air d'une pauvre folle...
Je me hais tellement quand je me met dans des états pareils.
Mais ça m'a tellement blessée qu'elle me rende tout, et surtout le fait que je lui ai fait du mal... Ces cadeaux c'est tout ce que je pouvais lui offrir sans laisser transparaître mes sentiments. Je ne voulais aucunement l'acheter, je voulais lui faire plaisir. C'est la seule personne de mon entourage dont je connais les goûts, donc ça me fait plaisir de lui offrir des choses qu'elle pourra apprécier, ça ne m'était jamais arrivé avant elle, de connaître les goûts de quelqu'un. Si ça ne tenait qu'à moi je lui aurai offert un sourire et bien plus. Mais ça se lirait tellement sur mon visage, ça serait tellement bizarre...
J'ai toujours fait en sorte de me comporter avec elle comme avec tout le monde, dans la limite de ce que mon coeur pouvait accepter... Pourquoi est-elle touchée comme ça par des propros que je ne pense pas...
Comme a chaque fois elle m'a touché en plein coeur... ses attentions me remplissent de joie mais aussi de tristesse... de culpabilité... puis vient ensuite la haine envers moi-même. Ce cercle semble se répéter sans arrêt... Et en plus de ça j'en rajoute une couche en me montrant imbuvable pour cacher ce que je ressens.

Je suis un monstre, une bête qui a voulu aimé une belle... Alors qu'il aurait mieux valu que je reste terrée sans l'approcher une seule fois pour ne pas la faire souffrir. Sans moi elle se porterait bien mieux. Et je crois que beaucoup se porteraient mieux ou pas pire en tout cas...

Je pense que j'ai tout gaché en avouant tout... maintenant elle ne voudra plus me voir, elle me trouvera ridicule. Bah oui quoi de plus de ridicule qu'une fille insignifiante, moche, sans personnalité qui s'intéresse à quelqu'un d'autre... pire que ça qui tombe amoureuse de cette personne. C'est pathétique... à tel point que c'est risible, j'ai des sentiments qui ne valent rien aux yeux des autres je le sais, à force de les piétiner toute seule je pense qu'il ne valent plus grand chose.
11th-Sep-2012 08:03 pm - Le grand saut
Aiji_nospeak
Je vais envoyer mon mail pathétique...

... Je sais que ça ne changera rien...

Qu'elle me détestera... qu'elle ne comprendra peut-être pas... qu'elle se moquera...

Maintenant je vais mettre mon coeur dans une petite boite. de toute façon il a explosé aujourd'hui, il n'en reste que des morceaux.

Tout ça à cause d'un crumble... et de ma connerie...

Je l'aime.

Et il faut que ça cesse c'est trop malsain comme relation à sens unique... Quoi de mieux que de lui révéler enfin les sentiments qui innodent mon coeur et qui vont l'écoeurer... l'éttoufer... la dégouter...
De toute façon je l'ai blessée et forcément je le suis aussi... Parce que je ne veux faire de mal à personne et surtout pas à elle. Et pourtant il n'y a qu'elle que je blesse à longueur de temps... A cause de mes sentiments putrides qui pourrissent dans mon coeur depuis des années qui me forcent à dire toujours l'inverse de ce que je pense...

Adieu petit blog, j'espère n'avoir plus à réécrire ici maintenant que tout va être révélé...
lost
Je l'ai voulu, je l'ai eu. Le rôle de la méchante me sied-t-il ?
C'est bien si elle a la force de se plaindre de moi auprès des autres, ça prouve qu'elle ne va pas si mal. Et faire comme si je ne voyais pas ses messages pas vraiment subliminaux à propos de ma méchanceté vont me rendre encore plus méchante aux yeux de tous.
Bah oui ça va lui donner raison =D

Comme ça je ne l'embêterai plus et je n'embêterai plus personne.
Tiens je vais essayer d'écrire mes 2 articles pour le webzine dans les jours à venir comme ça j'aurai plus rien avoir avec eux aussi... étant donné qu'elle les cotoie aussi et qu'elle est amie avec eux.

Je ne veux pas l'importuner de mon infâme présence.

Voilà c'est bien parti pour être un voyage sans retour vers l'endroit d'où je n'aurai jamais dû sortir. J'aurai dû rester une ombre parmi les ombres.
La lumière et la perfection des autres m'ont beaucoup trop brûlée et broyée.
10th-Sep-2012 11:00 pm - I'm an awful girl...
once_upon

Voilà c'est fait...

Je crois que pour de bon elle a perdu espoir de faire quelque chose de moi.
Pourtant j'étais venue pour me faire pardonner mais comme d'hab' je fais tout capoter.

Il a suffit qu'elle me dise qu'elle me mettait dans sa liste des gens méchants... Une liste commune qu'elle a avec S. (parce qu'elle est tellement parfaite et gentille S. et moi tellement horrible) Je savais que c'était plus ou moins de l'humour mais j'ai été blessée... jalouse aussi... Alors j'ai joué l'indifférente : "Fais comme tu veux je m'en fiche".

Après elle m'a dit qu'elle m'avait fait à manger, qu'elle m'avait attendu hier en vain... Et tout ce que j'ai trouvé à dire c'est : "Fallait pas, j'ai rien demandé". Alors que j'ai été touché par ses attentions et d'autant plus dévasté de l'avoir blessée
Et quand elle me dit que j'aurai pu au moins appeler pour prévenir, les mots ont été plus rapides que mon cerveau : "C'était pas du sûr, c'était un peut-être. En plus à la base c'est pas moi qui ait appelé".
Et là elle dit : "Tu veux dire que je ne dois plus t'appeler ?"
Moi : "Non c'est pas ça mais c'est pas grave si tu ne m'appelles plus. Je m'en fiche"

J'ai été horrible...
Mais j'avais juste envie de pleurer et je ne voulais rien montrer. Je me sentais tellement coupable et j'agis ainsi sans que je le veuille vraiment, comme pour me punir... Pour me punir je veux qu'elle me lâche, qu'elle me haisse encore plus.

Voilà... Je suis trop tordue... Je ne suis pas faites pour être avec les autres, je ne fais que détruire pour me sentir encore plus misérable.

Je lui ai souhaité une bonne soirée, j'ai tourné le dos et j'ai marché en lachant les larmes que je contenais sous un masque d'indifférence.

J'ai supprimé mon compte Facebook. Et dans les jours à venir je vais lui redonner ses derniers trucs qu'elle m'a prêté. On va finir de regarder ensemble mes DVD de Torchwood, on va aller à nos RDV entre amis déjà prévu, tout ça comme si de rien n'était et je disparaitrais enfin de sa vie.

C'est ce qu'il y a de mieux à faire.

miss_you

Je l'énerve, ça m'énerve, ça m'attriste, je m'en veux et je déprime.

Voilà à chaque fois le même schéma avec elle. Je ne sais pas si c'est moi ou si c'est elle. Ca doit être moi je pense.
J'ai des problèmes relationnels avec les autres, avec moi-même des fois (je dois être schyzo parfois).

Le truc c'est qu'elle doute sans arrêt des autres, et à la moindre petite erreur ça te retombe sur la gueule. Et comme je suis le genre de personne qui dès qu'elle se prend des reproches s'autoflagelle à en saigner car je m'en veux terriblement et je donne toujours raison, je tend l'autre joue et je me rend compte que je suis une personne détestable au possible et je me demande ce que je fous encore là.

Là maintenant tout de suite je veux rentrer pleurer chez moi et me laisser noyer dans ma morve parce je l'ai blessée en ne l'appelant pas pour dire que je ne venais pas (et encore à la base elle savait que ce n'était pas sûr que je vienne...) Bref elle m'en veux et je m'en veux encore plus.

Le truc c'est que j'ai pas vu l'heure passer et en même temps je me disais qu'elle ne m'aura pas attendue. Et je ne pensais pas qu'elle m'en voudrait ce matin parce que moi je ne suis pas comme ça. Je ne lui en aurais pas voulu et j'aurai compris pourquoi elle ne serait pas venue. Mais apparement je dois être une personne compréhensive (ou bonne poire pour certain).

Résultat elle a réussi à me faire sentir coupable. Peut-être que ce nétait pas son but mais là j'ai juste envie de me taillader les veines parce que c'est la dernière personne au monde que je veux blesser.

Elle ferait mieux d'arrêter de vouloir me voir si je la blesse, comme ça je pourrais mourrir tranquille dans mon coin à me dire que je suis détestable et insupportable. Si elle veut aller à Londres elle n'a qu'a proposé à S., elle est toujours libre pour elle, et ne la déçoit jamais hein ^^

Moi je ne suis que déception, tristesse et vide.

21st-Jun-2012 01:34 am - Médiocrité
Aiji_nospeak
Bon ça s'est plus ou moins arrangé avec C.
On ne s'est pas parlé, j'ai juste pleuré dans ses bras, elle m'a vaguement dit qu'elle n'était jamais sûre de ses relations avec les autres d'où sa réaction. Ca je savais bien que c'étais en partie dû à ça mais quand même j'ai beaucoup angoissé au point que j'ai songé que c'était la fin de tout.

Mais aujourd'hui ce qui nous intéresse c'est (encore) ma médiocrité.
Ce soir ma médiocrité me submerge. On me confirme tous mes doutes. On me dit que je ne suis pas faites pour mon métier.

Dans mon fort intérieur je l'ai toujours su, je l'ai toujours crié.
Et aujourd'hui on me le dit sans que je ne tende de perche, juste en évoquant qu'il y a un peu plus d'un an lors d'un bilan annuel je m'étais plainte de ne pas avoir assez de créa'...
Aujourd'hui un collègue me dit qu'en même temps je ne suis pas terrible comme graphiste, que je mets des plombes à pondre un truc vaguement potable et encore... D'où le fait que pour le prochain projet ils comptent payer un graphiste freelance au lieu de me filer le taff. Histoire d'être sûr de remporter le contrat...
Ouai donc en fait qu'est-ce que je fous là ? On me paye par charité ?

Et dire que ce collègue j'ai appuyé pour qu'ils le passent en chef de projet avec augmentation à la clé... Merci bien... Je suis une fille bien naïve et conne.
Je sais que je suis nulle pas la peine d'en rajouter. Ils pourraient au moins me donner l'illusion que je sers à quelque chose en me faisant bosser sur le projet tout en faisant bosser le freelance à côté et proposer les 2 propositions au client. Ca leur coûte quoi de plus par rapport à ce qu'ils veulent faire ?

Bref de toute façon tout ce qu'il a dit est la pure vérité. C'est ce que j'ai toujours pensé de ma "non-compétence" et c'est ce que semble penser un peu tout le monde (en premier lieu mon DA, même sans me le dire car il a peur du conflit tout comme moi). Voilà pourquoi on me confie ZERO graphisme, ZERO liberté artistique parce que je suis NULLE. Ca va faire 3 ans que je suis là et je n'ai RIEN crée je n'ai fait qu'adapter les travaux des autres gens autrement plus doués que moi.

Que faire ? Continuer à profiter du système sans remord avec ma médiocrité ? Ou bien partir, fuir et faire autre chose de complètement différent quitte à devoir tout reprendre à zéro ?
Je n'ai déjà pas beaucoup d'estime ni de confiance en moi et en les autres. Alors cette petite évocation de mes compétences médiocres m'a donné envie de m'ouvrir les veines parce que c'est tellement VRAI. C'est tellement ce que je ressens. Je suis tellement inutile en ce monde. Et je n'ai personne auprès de qui le dire car on va encore me dire que j'en fais des caisses et que je ne suis pas la seule à me dire ça, que tout le monde pense pareil de soi-même. Mais c'est ce que j'ai toujours ressenti et c'est apparemment c'est ce que tout le monde pense...
Bref, je sais que je suis nulle mais l'entendre de manière si honnète ça fait mal.
Même si ça me réconforte de savoir que je suis lucide...

Mais demeure la question : Que dois-je faire ?
Si je suis bonne à rien et en particulier en graphisme : Que dois-je faire ?
Je suis perdue, déprimée par un amour difficile à sens unique et je dois aussi être tourmentée par mes compétences médiocres que j'avais réussi à cacher dans un coin de ma tête.
Mais où est ma place ? A quoi suis-je bonne à faire ?

Je ne suis qu'une bonne à rien, une chose inutile, un parasite qui ennui sa "famille", ses "amis" et ses "collègues".
Oui, comme tous les humains je suis seule, je ne suis pas exceptionnelle, tout le monde pense ainsi, tout le monde est névrosé, moi pas plus qu'une autre. Mais là, maintenant, je veux crever.
Je pleure sans discontinuer car les autres ont prouvé que j'avais raison : Je suis NULLE. Ce n'est pas de la fausse modestie, je suis vraiment nulle et je ne sers à RIEN.
Je suis le néant, je ferais mieux de crever.

Mon mal-être n'est pas né de rien il est né sur le socle solide de ma médiocrité. Comme je suis médiocre je n'ai pas confiance, comme je n'ai pas confiance je suis encore plus médiocre que ce soit professionnellement ou dans mes relations avec autrui.
Je suis incapable de créer. Je n'ai pas la fibre artistique ou si je l'ai eu un temps soit peu, je l'ai perdue il y a au moins 10 ans.

Tout ce que je veux créer se solde par un échec ou par de l'innachevé. Parfois même je pense à un truc mais ne prend même pas la peine de commencer car je suis trop médiocre.

Pourquoi imposer au monde cette platitude qu'est mon esprit, ma créativité et ma vie ? Je ferai mieux de tout arrêter et de disparaître.
Oui c'est la solution...

Pourtant là... ce soir je me suis sentie bien seule sur le chemin du retour à penser à tout ça tout en sanglotant dans la rue. Je n'ai personne à qui en parler, aucune épaule sur laquelle pleurer.
Ma vie est tout aussi médiocre que ma créativité ou mes compétences. Je suis une incapable.

Je me demande où je serai dans 1 an ou 2... Je suis incapable de le dire. Je ne sais pas si je ferai ce métier toute ma vie car vu mes compétences personne d'autre ne voudra de moi...

Bon aller... Je vais aller me vautrer dans le lit avec mes chats... Heureusement qu'ils sont là. Sans la présence de Kanoma (et de Bambou maintenant) je ne sais pas si je serai encore là. Ces petits êtres sont mon réconfort.
Voilà je parle comme une vieille fille à chat... si c'est pas pathétique...

Une corde ou une lame de rasoir s'il vous plait !
16th-Jun-2012 07:40 pm - C'était pas voulu...
lost
Bon voilà, ça a l'air définitif. Elle semble ne plus vouloir me voir à cause d'une petite erreur, de la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Je n'arrêtais pas de dire "il faut que je m'éloigne, que je prenne des distances pour disparaître" mais je ne voulais rien de violent à ce point.
Et surtout... je ne voulais pas la quitter maintenant... pas comme ça...
Je comprend qu'elle soit fachée, je l'aurai été aussi à sa place sauf que je l'aime tellement que je ne lui aurai pas dit, j'aurai passé l'éponge je me serais dis "c'est pas grave elle l'a pas fait exprès". Surtout que pour le coup il n'y avait rien d'intentionnel. J'arrêtais pas de dire aux gens autour de moi "J'attends ma meilleure amie". Et on venait souvent me demander "Alors elle est arrivée ta pote ?".
Je suis pitoyable.
J'avais déjà commencé un peu à boire, le temps passe forcément plus vite et de ça j'ai pas vu qu'il était si tard et surtout il y avait tellement de musique que je n'ai pas entendu ses appels.

C'est horrible, je voulais pleurer, j'ai paniqué, j'ai appelé, j'ai essayé de me la jouer cool. Puis j'ai envoyé un sms, inquiète qu'il lui soit arrivé quelque chose.
Mais je n'ai pas voulu lui montrer cette inquiétude.

Lorsqu'elle répondit à mon sms, mon monde déjà bien effrité est tombé en morceau. J'ai pleuré, j'ai voulu lui courir après, sonner à sa porte. Mais à quoi bon ? Elle ne m'aurait pas ouvert, et m'aurait engueulée d'avoir réveillé toute la maisonnée.
Alors j'ai bu, j'ai bu jusqu'à ne plus sentir mon corps ni ma conscience, je n'ai pas été danser. Je suis restée sur le quai à boire une bouteille de champagne au goulot. Puis plus rien, je me souviens qu'on a finit par me dire qu'il fallait rentrer, on m'a mise dans un taxi et je suis rentrée.

Je ne sais pas ce que j'ai pu dire ou faire. Je sais juste que j'ai pleuré, qu'on m'avait fait remarquer "t'as le regard vitreux. Ah non tu pleures"...
Putain, je me suis sentie seule et vide.

Le lendemain j'ai essayé à nouveau de m'excuser de la manière la plus maladroite qui soit. En essayant de paraître "cool" pour tâter le terrain un peu disons. Mais j'avais énormément de remords car je sais qu'elle est du genre à couper les ponts pour ça...

Aujourd'hui encore j'ai pleuré au téléphone, j'ai pleuré devant mes mails ,devant ses réponses blessantes. Je me fiche qu'elle me blesse, qu'elle écrase mes sentiments si ça peut l'aider à exorciser la haine à mon encontre...

Mais je ne veux pas qu'elle croit qu'elle n'est rien pour moi car elle est TOUT. Je vais paraître mièvre mais elle est mon Est et mon Ouest, mon Nord et mon Sud. Mon antithèse que j'aime du plus profond de mon coeur.
Je regrette tant.

Je regrette de ne pas pouvoir lui dire à quel point je l'aime. Je lui ai confié à demi mot mes sentiments mais elle a écrabouillé tout ça. Je sais très bien que je ne suis pas la seule personne à souffrir dans le monde que je souffre peut-être moins qu'elle. Je n'ai jamais dit que ma souffrance était pire que la sienne, pire que celle des autres.
Ma souffrance est normal. Mais l'aimer à ce point réveille en moi des cicatrices profondes.

Alors qu'arrivera-t-il lorsqu'elle saura ? Va-t-elle me lapider ?
Comment lui faire comprendre sans la blesser d'avantage ?

Vaut-il mieux que je disparaisse comme la brume ? Qu'elle aille pleurer sur l'épaule de quelqu'un d'autre ? Et que je m'enferme dans le mutisme le plus total ? Je ne sais plus quoi faire pour l'atteindre.

Rien ne sera plus comme avant...
Remarque j'ai l'impression que tout avait déjà commencé à s'estomper bien avant...

J'ai l'impression qu'elle est devenue plus lointaine lorsque j'ai pleuré dans ses bras il y a longtemps déjà... Lorsque je voulais chercher le chemin de ses lèvres à travers les brumes de l'alcool.

Je crois que dès cet instant, petit à petit une fissure s'est créée et s'est agrandie avec le temps jusqu'à ce que tout tombe en morceaux des années plus tard.

J'en ai marre d'attendre que le téléphone sonne. Dès qu'il sonne je suis déçue que ça ne soit pas elle. J'ai besoin d'entendre sa voix... J'ai besoin de lui dire que je l'aime pas par écrit ça sonnerai tellement creux à ses oreilles.
Je veux lui hurler, je veux que mes mots atteignent son coeur que j'ai froissé.

Mais est-ce que mes mots et mes sentiments ont ce pouvoir ? Ou présume-je trop de mes capacités...
10th-Jun-2012 08:28 pm - She hates me
chuuut_maya
Je crois qu'elle me déteste. J'en suis même convaincue.
C'est de ma faute après tout, je ne fais pas d'efforts pour aller vers elle.

A force elle a dû en avoir marre de toujours faire le premier pas pour avoir de mes nouvelles. En tout cas c'est pas parce qu'elle est méga occupée qu'elle ne vient plus vers moi puisqu'elle voit sans arrêt d'autres personnes, qu'elle voyage sans que je le sache (bien qu'elle m'emprunte ma carte 12/25 et ma carte d'identité pour le train sans qu'elle me dise où elle va avec).

Elle répond séchement  à mes mails... Et elle ne répond pas à tout et surtout pas à des propositions, des portes ouvertes pour se voir. Vaines tentatives de rétablir la communication entre nous... Par contre si je l'invite à une soirée avec S. elle veut bien venir... Je me demande si c'est pas S. qui lui a dit que ça serait bien de venir pour me faire plaisir ou si c'est elle qui a dit à S. qu'elle vienderai seulement si elle venait aussi pour ne pas se retrouver seule avec moi et pour récompenser enfin une de mes tentatives d'aller vers elle, vers les autres...
Une question reste à mon esprit :  si je n'avais pas invité S. mais uniquement Elle... serait-elle venue ?

Bref... je pense que désormais c'est clair elle a pris ses distances. Elle a peut-être enfin compris que je n'étais pas digne d'intérêt.

Mais de quoi je me plains alors ? Ce n'était pas ce que je cherchais ?
Oui, oui c'est ce que je voulais.. Je savais que ça allait me blesser, mais une fois confronté ça fait plus mal que ce que j'aurai cru. On ne se doute pas un seul instant à quel point on peut devenir jalouse du moindre truc.

Je me suis mise à jalouser S... qui est de nouveau proche d'elle. Remarque c'est moi qui les ai présenté au départ, puis elle sont devenues proches, puis moins et maintenant c'est de retrour à la proximité. Ce qui est drôle c'est que quand elle est proche de S.  elle l'est beaucoup moins de moi. C'est peut-être juste dans ma tête... C'est peut-être juste la jalousie qui parle.

Mais soit dit en passant aujourd'hui elles se parlent et/ou se voient au moins une fois par semaine. Tandis que moi la dernière fois que je l'ai vu c'était quand déjà ? Le mois dernier ? Alors qu'elle habite à 10 minutes de chez moi...

Je me trouve écoeurante avec ma jalousie. Je viens même à la jalouser, Elle... Je jalouse sa manière d'être. Elle est tellement sociable, tout le monde l'adore du premier coup. Elle cumule énormément de talents artistiques et d'intelligence. Elle a tout ce que je rêve d'avoir sans effort. Elle a la beauté, les talents et l'intelligence. Elle dessine tandis que ça a toujorus été mon rêve de vivre du dessin. Elle va s'acheter un super appareil photo alors que j'économise depuis des mois pour en avoir un et que ça fait bien 8/10 ans que je veux un reflex...
Tout ce qu'elle entreprend elle le réussi. J'ai l'impression qu'elle ne connais pas vraiment l'échec, alors que moi je passe mon temps à chuter, les seuls trucs que je réussis ce sont des trucs qui n'ont aucune importance pour moi.

C'est malsain de la jalouser, je le sais bien. D'autant plus que je ressens pour elle énormément de tendresse. Comment ressentir des choses aussi contradictoires ? Je l'aime, je la jalouse et je l'admire. Elle a réussi pendant des années à me faire ressentir tout ça à la fois. Elle est vraiment douée...

Je comprends pourquoi elle arrive tellement à attirer les autres à elle, à être aussi sociable. Elle a tellement de personnalité, elle fascine les autres comme elle me fascine. En un clin d'oeil elle arrive à se faire ami-ami avec tout le monde, elle s'intègre super bien dans d'autres groupes de personnes.
Genre elle arrive à être super pote avec mes "collègues" rédacteurs d'un webzine qui la connaisse mieux qu'ils ne me connaissent, qui ont plus de choses à partager et en commun avec elle. Au point qu'elle est systématiquement invité à chaque fois. On va même lui passer un pass press pour un évènement alors qu'elle ne fait même pas partie de l'association. Elle est tellement bien intégrée que tout le monde a oublié comment ils l'ont connu. Et je suis jalouse de la voir si proche de E... Je ne veux pas qu'elle tombe amoureuse de lui, mon coeur va se flétrir si je la vois partir avec lui. Je sais bien qu'elle n'est pas à moi, que c'est une personne pas un objet mais je suis possessive avec elle... Et uniquement avec elle c'est horrible... Je l'aime, je l'envie, je la jalouse et je suis possessive vis à vis d'elle. Bordel mais j'ai juste le profil d'une grosse psychopathe...

Elle est magique... Je l'envie beaucoup. On m'oublie vite mais elle... Elle reste inoubliable, elle ne laisse personne indifférent. Moi je n'arrive pas à m'intégrer, les gens ne se souviennent pas de moi alors qu'ils restent gravés en moi...
Alors je me dis que peut-être que ce n'est que de la fascination, que je ne l'aime pas vraiment, que je n'ai aucun droit de l'aimer aussi égoïstement. Je ne me fais que des illusions sur mes propres sentiments. Comment puis-je savoir si je l'aime vraiment ? Moi qui n'ai jamais aimé, moi qui n'ai jamais été proche des autres, moi qui n'ai aucun talent ni aucune personnalité. Moi qui suis si transparente et en dehors du monde.

Pourquoi je n'arrive pas à exister en ce monde ? Pourquoi... Pourquoi je n'arrive pas à savoir qui je suis, ce que j'aime, ce que je hais...
Elle fait ressortir tellement de frustration au fond de moi. Elle est mon anthithèse...
Elle m'apporte autant de bien que de mal. Je peux à un moment me sentir bien avec elle et l'instant suivant me sentir complètement inutile et inférieure, indigne de son intérêt. J'ai l'impression de lui faire perdre son temps. J'ai l'impression de l'ennuyer, de la déranger.

Elle n'y est absolument pour rien dans ce que je ressens. Mais elle est la seule personne à pousser tout mes sentiments à l'extrême. Alors peut-être que je prends ça pour de l'affection... Alors qu'en fait ce n'est pas du tout ça, que je suis juste une personne bizarre avec un défaut de fabrication au niveau des sentiments.

Ces derniers temps je me dis que ça serait bien de savoir ce que ça fait d'être aimée. Peut-être que j'arriverai à comprendre après ce que je ressens pour elle. Ou peut-être que je finirai par aimer cette personne en retour... Si une telle personne existe bien sûr... Mais je crois que je suis trop insupportable par ma non-existence pour intéresser une personne sur le long terme. En plus je ne me vois pas faire semblant d'aimer une personne tout simplement pour lui faire plaisir et "voir ce que ça fait".

Ca fait des années que je rabache les mêmes choses, que je pense toujours pareil à croire que mon cas est irrécupérable.
Je ferai mieux de la fermer... Je soule tout le monde et j'arrive à me souler toute seule. (et je pense que je soulerais encore plus de monde si des personnes venaient lire ici)
13th-May-2012 05:22 pm - Note de l'inutilité
miss_you
J'aimerai bien un jour pouvoir dire et écrire ici que je suis heureuse, qu'il y a au moins quelque chose qui rend ma vie plus belle, plus douce, que les soucis ne sont plus aussi présents.

Je m'en veux d'être aussi pathétique... incapable de relever la tête... de continuer à creuser de plus en plus profond ma tombe. Je me laisse dépasser par tout.

J'aimerai revenir au temps où je m'étais vraiment fermée au monde, au temps où j'avais l'impression de ne pas avoir de sentiments, où ma seule peur panique était celle de la mort.
Cette peur est toujours là, elle me submerge. Mais comment dire... Cette peur est pire encore aujourd'hui... amplifiée apr ce sentiment profond de n'être rien et qu'il n'y a rien à faire pour en sortir.
Avant j'arrivais à dominer ma peur, j'étais même une maniaque du rangement, du ménage et du dessin.

Aujourd'hui je ne fais rien... Je n'ai plus de passion, plus envie de rien. Il ne manque plus que l'encéphalogramme plat pour dire que je suis déjà morte. Je n'arrive pas à sortir la tête de l'eau. Ca va faire un an que j'ai déménagé et tout est resté dans le même état bordélique... Je fais le minimum de ménage quand je reçois vite fait des gens quelques minutes 1 fois tous les 36 mois...
Sinon je reste dans ma crasse...

Avant je sortais en faisant attention à être bien coiffée, un minimum présentable avec mes fringues, je m'étais des lentilles... Aujourd'hui je m'en fou de sortir avec les cheveux gras, pas coiffés, avec mes lunettes...
Preuve en est quand, il y a quelques mois, j'ai dû bien m'habiller et me coiffer pour aller voir un client... personne ne m'a reconnu au boulot, C. non plus ne m'a pas reconnue quand je l'ai croisée par hasard sur le quai ce jour là.

Peut-être qu'au final je me complais dans cette douleur ? Ca doit être ça...
Mais pourquoi je suis toujours en train d'espérer à un avenir meilleur ?

Je suis une grosse feignasse et une trouillarde. Je veux sortir du marasme dans lequel je vis ma non-vie mais je n'en ai ni la force, ni le courage. J'attends peut-être que quelqu'un vienne me sauver... Le mythe de la princesse qui attend son prince(sse) charmant(e) ?
Je serai bien capable de ne pas voir mon(ma) sauveur(se) quand il se présentera devant moi... Si ça se trouve ma chance de me sortir de ma dépression est passée.
Tous les jours quand je prend le RER je regarde les rails et plusieurs fois m'ai venue l'idée de me laisser choir. Dès que je vois du vide j'aimerai bien y tomber... Mais je n'en ai pas le courage alors j'espère qu'un jour je tomberai par inadvertance... A force de marcher près du bord de la falaise je vais bien finir par en tomber.

Pfff... Si un jour quelqu'un vient lire ça on va me trouver bien ridicule... Hey Drama Queen ! Arrête ton cinéma !

Je veux me dire ça... Je voudrai que ça ne soit que du cinéma.

Je sais que je me sens mal, je sais pourquoi certaines choses me font me sentir comme ça... Mais ça ne doit pas être la seule raison... Ma solitude, mon amour pervers à sens unique et mon insatisfaction professionnelle ne devraient pas me rendre ainsi non ? C'est disproportionné...
Pourquoi je suis aussi vide ? Pourquoi je me sens si nulle et inutile ? Pourquoi je n'arrive pas à savoir qui je suis et ce que j'ai à la fin ?

Je n'aurai jamais la réponse à ce mal qui me ronge. Je ne sais pas d'où ça vient ? Pourquoi je suis si sensible à tout ? Pourquoi je me laisse aller comme ça ?
Tout est de ma faute... Je suis comme ça parce que je suis une sombre conne sans intérêt.

J'attend avec impatience et appréhension le jour où la faucheuse viendra me chercher en ricanant devant la pathétique créature que je suis. Une créature qui n'aura rien fait de sa vie à part attendre en tremblotant sa rencontre avec la faucheuse.
14th-Apr-2012 10:17 pm - Cosette le retour
lost
Pourquoi me rappelle-t-on toujours ma solitude ?
Pourquoi doit-on toujours aller par deux pour être conforme à la société ?

Il y a un peu plus d'une semaine ma mère m'a appelée et ce fut comme d'habitude un festival de reproches et de conseils qu'elle pensait bien avisés.
Du genre : "Sort un peu ! Voit des gens que tu ne connais pas, etc..."

Mais de quoi se mêle-t-elle ? Je ne me suis jamais plainte auprès d'elle ou de qui que ce soit de ma situation !
De plus, la semaine juste avant j'étais bien sortie pour une pendaison de crémaillière où je ne connaissais pas 95% des personnes présentes. Alors elle ferait mieux de se taire au lieu de dire des bêtises.

Ca faisait longtemps que je n'avais pas écrit ici, n'est-ce pas ?

Pas parce que tout allait mieux ou moins bien... Juste que j'ai essayé de trouver des moyens de m'occuper l'esprit autrement pour oublier mes soucis bien inutiles et ma petite personne si insignifiante.
Mais il a fallu bien sûr que ma famille me fasse replonger dans mes sombres pensées qui ne m'ont jamais vraiment quittées.

J'essaye de ne pas me laisser aller.
Quelques jours après cette conversation téléphonique j'ai eu aussi le droit à une petit saute d'humeur de la part de C. par mail...
Je crois bien qu'elle me boude pour une raison que j'ignore.

Je sais qu'elle est possessive avec ses amis.
Donc il y a un mois ou deux j'avais déjà eu une réflexion cinglante de sa part sous entendant que je me préoccupais que des chats et de personne d'autre.

Et ma mère en me disant de sortir sous entendait la même chose mais pour d'autres raisons...

Pourtant je sors autant qu'avant. Je sors dès qu'on m'invite comme je l'ai toujours fait.
Je n'ai jamais pris les devants ni d'initiative, donc si C. me reproche qu'on ne se voit plus ce n'est pas de ma faute : je ne vais voir ni parler à personne de mon plein grés.
Elle le sait pourtant étant donné le nombre de fois que je lui ai répété.

Donc je me dis qu'elle s'est certainement trouvé une excuse ou une raison pour ne plus me voir ni me parler en me rejettant la faute.
Je sais que ce n'est pas conscient de sa part... Enfin je l'espère.
Dans tous les cas, j'essaye de résister et de ne pas changer, ça m'aidera peut-être à l'oublier en n'allant pas la chercher...

Au final, c'est peut-être plus simple de la laisser oublier notre lien... Le laisser s'étioler et s'effriter avec le temps.

Je sais que c'est dû aussi à mon manque d'effort pour aller vers elle et vers les autres en général. Mais si elle ne voit plus l'intérêt de me voir et de me parler je ne la forcerai pas, comme je ne forcerai jamais personne à apprécier la personne vide et sans intérêt que je suis.

Je m'exaspère toute seule quand j'écris ce genre de chose parce que bien que je le pense vraiment, je sais que dire ce genre de chose me rend encore plus détestable et pathétique aux yeux des autres, qui ne voient en ces paroles qu'une personne voulant attirer l'attention et l'approbation d'autrui. Heureusement que personne ne vient ici...

J'ai conscience que mes pensées retranscrites maladroitement ici ne font que me rendre encore pire aux yeux de tous.

Pour en revenir à C. ... Je vais attendre que notre lien se brise maintenant qu'elle a renoué avec d'autres, petit à petit elle n'aura plus besoin de moi pour boucher les places vacantes.
J'ai été une bien piètre amie, un pantin bien vide qui est là en remplacement mais qui n'arrive même pas à égaler les personnes qu'il remplace.
Je sais bien qu'elle ne me voit pas comme ça, mais c'est comme ça que je me sens et j'ai pris ce rôle de pantin/pot de fleur très à coeur...
9th-Oct-2011 11:11 pm - Crying in the dark
Aiji_nospeak

Mouai...
Bon comme n'importe qui aurait pu s'en douter je n'ai pas eu le courage d'appeler un psy.
J'ai une nouvelle fois pensé que je pouvais m'en sortir seule. En entreprenant de refaire du sport je me suis dis que ça irait mieux, que je ne penserais plus à mes peurs et ma souffrance.
Sur le coup ce fut le cas. En faisant du kendo, un peu de kung fu ou de yoga je me suis sentie mieux. Notamment le weekend dernier au yoga... ça m'a complètement vidé l'esprit, j'avais envie de pleurer pour évacuer tout à la fin de la séance.

Mais ce weekend... et toute la semaine passée je me suis rendue compte que tout cela n'était qu'une illusion. Je me suis encore laissée submergée par le travail qui pourtant était simple et rapide à faire. Et pourtant je traine en longueur... en me sentant de nouveau encore plus nulle, vide et inutile qu'auparavant.

Pourtant vendredi j'avais pris ma journée pour travailler et je n'ai rien réussi à faire. C. est pourtant venue... Elle est venue me voir vite fait pour me donner des petits biscuits tout mignons, un jolie photomontage de ma tronche et le chemisier que j'avais porté pour son livre de couture. Tout ça pour me soutenir et me donner du courage dans mon travail.
J'ai été profondément touchée par son attention, son amitié... J'ai eu envie de pleurer... Oui je suis qu'un vilain gros bébé chialeur... Je n'ai pas pleuré bien sûr... Mais je n'ai pas non plus réussi à montrer de la joie. J'ai pourtant été très touchée. Je ne mérite vraiment pas son amitié... Sur le coup j'étais aux anges mais l'instant d'après je déprimais et m'en voulais d'être ce que je suis, de ressentir des sentiments trop forts à son égard.

Bref... j'ai été indigne de son amitié... Je n'ai pas réussi à travailler après sa venue. Mais le pire restait à venir...

J'ai fait l'effort de venir à l'enterrement de vie de Jeune fille de ma grande sœur. Je me suis amusée pour elle malgré ma fatigue et mon envie de dormir après l'apéritif. Tout allait à peu près bien jusque là, malgré le fait que je ne me sentais pas à ma place... Mes deux grandes sœurs et ma petite sœur R. parlaient beaucoup entre elles et les amies de mes grandes sœurs. Nous laissant A. et moi dans un coin. Oui on ne connaissait personne, même nos propres sœurs nous semblaient être des étrangères. Mais on a fait bonne figure, on a essayé de rire quand il le fallait.

Il a suffit qu'on aille à une soirée déguisée spéciale année '80 pour que tout se dégrade... J'étais passablement fatiguée (je me suis endormie dans la voiture durant le trajet), je me sentais déjà comme une intruse (et je n'avais pas de déguisement) et une fois sur place le son dans la salle était tellement fort et mauvais (les basses étaient à fond) que je ne supportais pas (A. aussi n'a pas supporté et en plus elle était malade).
Donc on s'est discrètement éclipsée pour s'assoir dans le hall. De ça plusieurs fois R. et d'autres personnes sont venus nous demander ce qu'on faisait là et de les rejoindre. Et à chaque fois je leur ai dis la vérité :
1. Je n'aime pas danser
2. Je ne peux pas rentrer dans la salle car le son me fait mal aux tympans et à la tête.
3. A. est malade et préfère s'assoir au calme

Si le son avait été supportable je serais restée dans la salle avec A. Je n'aurais pas dansé non plus mais j'aurais été là. Ce n'était pas de la mauvaise fois. C'était juste trop mauvais et insupportable (preuve en est qu'il y a eu quelques malaises durant la soirée)

De ça on est rentré plus tôt que tout le monde en compagnie de R. comme c'était notre chauffeur. On l'a pas forcée à partir. On s'est d'ailleurs montrée discrète pour qu'elle parte quand elle en aurait envie. (Mais étant enceinte de 6mois je pense qu'elle devait être aussi fatiguée de toute façon)
Sur le chemin du retour R. nous a parlé comme des chiennes dans la voiture. Nous a dit qu'on n'a pas été correcte, qu'on a fait la gueule durant toute la journée et qu'on a fait aucun effort pour l'enterrement de vie de jeune fille de B..

Si venir de Paris, payer plus de 30€ de train + 18€ de leur Laser Game à la con (où j'ai mis de la volonté pour jouer le jeu) et 10€ de leur soirée à laquelle je n'ai rien pu faire, n'est pas de la bonne volonté je ne sais pas quoi faire d'autre !
Tout le long du trajet elle n'a pas arrêté de nous dire : "Tout le monde me demandait pourquoi vous n'étiez pas là, et moi je passais pour quoi à cause de vous ?!" Et oui R. pense énormément à son image auprès des amies et de la famille de nos grandes sœurs. Et quand j'ai eu l'audace de relever cette phrase, mademoiselle s'est emporté en disant que je disais de la merde, etc... (en gros. Elle l'a pas formulé dans ces termes, mais en gros j'ai rien compris ce qu'elle voulait dire par là)

Je ne suis pas très vindicative, je n'ai pas voulu envenimer les choses et je l'ai laissée dans son énervement. Mais A. en rajoutait des tonnes j'ai essayé de lui dire de se calmer dans ses paroles mais c'était peine perdue... Connaissant R. je suis dans le même panier pour les paroles de A. Bah oui je suis l'ainée j'ai dû empoisonner son cerveau voyons...
A. possède un peu du tempérament nerveux et "gueulard" de R. hérité directement de notre très chère mère. Bref 2 personnes à la langue empoisonnée qui s'affrontent c'est pas bon /o/

Ce que je retiendrai de ce fameux samedi soir : des révélations. Oh oui les gens bavent sur mon dos quand je ne suis pas là ! Pas étonnant que je passe mon temps à craindre les autres et à croire qu'on ne m'aime pas.
Et oui A. m'a révélé lorsqu'on était assise dans le hall à la soirée que lorsque je n'étais pas là lors de l'enterrement de vie de jeune fille de S. (mon autre grande sœur) en septembre que S., B., R. (mes sœurs) et leurs amies (que je ne connais pas) parlaient de moi... Disant que j'étais : bizarre, déconnectée de la réalité, pas normale, asociale (mais pas autant que A. selon leurs dires) et qu'il faudrait qu'elles me trouvent quelqu'un parce que c'est pas normale d'être célibataire à mon âge, etc...

En gros elles m'ont donné un profil de psychopathe en puissance. Et je suis sûre que A. n'a pas osé me dire tout ce qui s'est dit en mon absence pour ne pas me blesser (puisque juste avant j'ai pleuré devant elle, en évoquant succinctement une de mes blessures dû à la famille encore)
Alors forcément se faire "trahir", subir les moqueries, les railleries et le cassage de sucre dans le dos par sa propre famille ça fait mal et est complètement lié à la "blessure" que j'ai évoqué juste avant ces révélations. On s'est toujours foutu de ma gueule, on s'est toujours moqué de moi que se soit de la part des connaissances, des camarades, des amis ou la famille.

Alors comment pourrait-il en être autrement ? Comment pourrais-je un jour accorder ma confiance ? Comment pourrais-je un jour avoir l'audace de voir un psy pour parler de tout ça sans avoir peur des moqueries.
Pourtant durant ces instants difficiles je ne pensais qu'à une chose et une seule personne : C.
Je voulais aller pleurer dans ses bras. Elle qui était si loin de moi en ces instants. Mais en même temps lorsqu'elle est près de moi j'ai l'impression d'être encore plus éloignée d'elle. Ne vaut-il pas mieux pour tout le monde que je ne vois plus personne ?

Et pendant ce temps je me sens toujours plus vide chaque jour.
A la soirée, puis dans la voiture je voulais pleurer mais j'ai attendu d'être seule dans mon lit lorsque toute la maison fut assoupie pour pleurer et hurler silencieusement dans la nuit. Retenant mes cris, la main sur la bouche et pleurant jusqu'à ce que ma poitrine explose, jusqu'à ce que mes yeux brûlent... Seul le silence de la nuit en est témoin...
Il a fallut qu'on vienne me réveiller le lendemain à plus de midi sinon je crois que je ne me serais jamais réveillée... Car cette nuit là, dans mes pleurs je ne souhaitais qu'une chose : ne plus jamais me réveiller...

8th-Sep-2011 12:00 pm - Y aller ou pas
lost
Ça fait plusieurs jours que je me dis que je devrai consulter. Ça m'est déjà arrivé des milliers de fois de me poser cette question.
Mais à chaque fois je finis par me dire que c'est inutile, que ma situation n'a rien de catastrophique, que je peux tout endurer, que tout ira mieux si je continue de fermer les yeux.

Pourtant j'ai l'impression que ces jours si c'est différent, j'ai commencé à chercher un psy. J'ai même retenu quelques noms. Mais j'hésite encore à appeler et plus j'attends moins j'en ai envie.

J'ai peur de ne pas arriver à me faire comprendre... à me faire entendre... j'ai peur d'être jugée... raillée. Et puis aujourd'hui j'ai 'l'impression qu'au final ça n'en vaut pas la peine je n'ai pas de problème insurmontable, qu'il y a bien d'autres personnes infiniment plus malheureuses et en détresse.

Tout ça c'est de SA Faute... Elle a pointé du doigt mes incohérences, a touché juste quasi à chaque fois... le truc c'est que ça m'a fait pleuré au boulot qu'elle me balance tout ça à ce moment, son inquiétude à mon sujet alors que j'étais sensée travailler. Elle arrive à effleurer en partie ce que je suis et ça me perturbe.

Personne d'autre avant elle n'avait réussit... Je fais quoi ? Je vais voir un psy qui va me dire que tout va bien ou que tout va mal, que je suis atteinte d'une maladie mentale héréditaire ou congénitale que seul des médocs pourront calmer...

Je n'ai pas confiance en les psys... comme en personne, j'ai peur qu'ils me trouvent des syndromes, maladies ou autres rien que pour profiter de moi...
Ce que je veux c'est une réelle écoute, de la clémence, une neutralité et un avis sans jugement externe...

C'est le 3e jour durant lequel je pense à appeler un psy, même si cette envie s’atténue (je me demande : " qu'est ce qu'il pourra pour moi ? Que sait-il de moi ? Rien... étant donné que je ne suis rien. Alors à quoi bon ?")

Que dois-je faire ? J'ai interrogé les oracles avec mes cartes hier soir... ils m'ont dit d'aller consulter. Ce soir j'ai attendu un signe de mon chat je lui ai demandé avec insistance si je devais appeler un psy cette semaine mais aucune réponse par contre quand je lui demande pour le début de semaine prochaine il miaule, je prend ça comme un oui... Je sais que tout ça ne signifie rien... et il ne s'agit que de mon interprétation et donc de l'expression d'une réelle envie d'y aller... en tout cas pour le moment.

Il ne me manque plus que le courage de décrocher mon téléphone pour prendre rendez-vous...

To be continued next week... (or not)
26th-Aug-2011 01:46 am - Ah Ah Ah quel humour... (ou pas)
lost

...

Pitoyable


L'image que je renvois de moi... L'image qu'on se fait de moi...
En fait auprès d'elle j'ai l'impression de passer pour une bonne élève relou à moitié alcoolique. Magnifique n'est-ce pas ?


Pas mal de choses sont vraies tout en étant fausses. Wonderful !
...


Bonne élève je l'ai été...
Mais pas sans efforts ni sacrifices contrairement à d'autres et surtout j'avais un but... Un but, peut-être illusoire, mais qui me semblait important... Un but qui s'est transformé puis brouillé au fil du temps. Au départ c'était pour plaire à mes parents... ensuite plaire aux autres... quitte à ce qu'on profite de moi. Puis se fut pour pouvoir réussir plus tard professionnellement...

Et aujourd'hui bilan : j'ai un boulot payé des clopinettes où je m'emmerde profondément et que je ne désirais pas faire. Et en plus de ça la fille que je désire tant me méprise ! Me trouve pleins de défauts... et plus aucunes qualités...

WONDERFUL ! Je vous le dis !
Je devrais écrire un bouquin : "Comment foirer sa vie en 3 étapes" je remporterai pleins de prix. Championne du Monde ! Ouai !


Selon elle les gens parfaits n'ont aucun intéret. Je suis d'accord. Mais c'est elle qui dit aussi qu'il faut tirer les gens vers le haut (et donc vers la perfection)... Il y aurait pas une contradiction ? Elle me dirait non... que ce n'est pas la même chose, etc...

Apparement moi j'aime me tirer vers le bas tout en tentant d'être parfaite selon elle. Magnifique paradoxe non ?



Je ne désire pas être parfaite pour ce simple état de fait. Je désire juste sembler mois imparfaite que je ne le suis... Je veux qu'on m'aime... je veux qu'on m'apprécie... je veux qu'on me trouve des qualités que je n'arrive pas à me trouver...
En fait... je sais pas... je me suis toujours sentie minable, inférieure, dénuée d'intérêt alors lorsqu'on me dit un truc sympa, un compliment je me sens tellement heureuse que j'ai envie de le partager avec la personne que j'aime. Et là "BAM" elle me sort un truc du genre :
"C'est dingue tu cherches toujours l'approbation des autres. Pas étonnant que personne t'appréciait à l'école primaire"


Si ça c'est pas un coup de poignard cinglant dans le coeur ? Elle est une des rares personnes en dehors du cercle familial à savoir que j'ai souffert de moqueries et brimades très argneuses durant mon enfance... Et elle le retourne contre moi... Tout comme ma soeur le weekend dernier qui a évoqué un des moments les plus douloureux de mon enfance comme si c'était une blague.


J'aurai peut-être dû dire à l'époque à ma famille que leurs moqueries me blessaient, me brisaient une confiance déjà quasi-inexistante... Mais je préférais laisser couler, me renfermant plus... Les oeillières c'est bien pratique mais quand on te les retire un bref instant c'est la panique générale.


Oui je cherche l'approbation des autres ! Mais tout simplement parce que je n'ai pas confiance et pense n'être rien ! On n'existe seulement grâce aux regards d'autrui...

Mais si c'est ce qu'ELLE veut... Je vais m'effacer. C'est pas compliqué. J'ai pratiqué cet Art depuis près d'une vingtaine d'année. Je ne dirai plus rien de mes sentiments, ressentiments... Rien... C'est la seule personne à qui je me suis autant confiée. Même auprès de mes parents ou mes soeurs je n'ai jamais eu le courage de dire toutes les souffrances morales que j'ai pu endurer durant mon enfance à cause des autres mais le plus douloureux c'étaient quand c'était à cause d'eux...



Alala... Continuons à faire semblant d'avoir de l'humour pour masquer les blessures et arrêtons-nous en là de nous épencher. Il ne faut que jamais plus je me livre à elle. Je vais m'imaginer objet.. chaise, table, etc... je n'aurais rien à lui dire ni à qui que ce soit. Je vais disparaître. Je n'ai jamais été un être humain... je ne suis qu'un objet... un objet sans aucune utilité.

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